Des limites

 

1) En quoi la situation géographique est-elle pénalisante ?


Les ETM présentent certaines limites dont la principale est la situation géographique.

En effet, l’implantation de la centrale ETM doit se situer dans une zone géographique bien précise, à savoir les zones intertropicales ( ce qui correspond approximativement à 30° de latitude Nord et 30° de latitude Sud c’est à dire du tropique du Cancer au tropique du Capricorne), dans lesquelles le différentiel thermique doit être d’au moins 20°C entre les eaux de surface et les eaux profondes (environ 1000 mètres). Ainsi, la quantité d’électricité produite devrait être entre 3 à 5 fois supérieure à celle consommée par la centrale.

 

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Carte du monde mettant en évidence les zones thermiques

propice à l'installation de centrale ETM

 

doc-1-tpe-22.pngCarte du monde avec les deux tropiques. La zone intertropicale se trouve entre les deux. 

               

Par ailleurs, la centrale doit se trouver à une distance assez limitée de la côte pour ne pas engendrer un coût de construction plus important qu’il ne l’est déjà.

 

2)     Pourquoi les infrastructures doivent être conséquentes ?


L’efficacité énergétique de l’ETM qui demeure néanmoins relativement limitée par le faible écart de température entre les différentes eaux pompées, peut être compensée par un important débit d’eau pompée, pompage qui nécessite une importante quantité d’énergie, surtout pour l’eau froide. Toutefois, selon l’Ifremer, la puissance du pompage de l’eau froide peut être réduite à 20% de la puissance brute, produite par la centrale à condition d’avoir des conduits de diamètres assez importants. C’est pourquoi les centrales ETM devraient opter pour des infrastructures de taille conséquentes avec des conduits d’au moins huit mètres de diamètre, ce qui va augmenter par la suite le coût d’installation.

 

3)     Quels sont les impacts néfastes sur l’environnement ?


Les centrales ETM étant pour l’instant peu développées, les risques ne seraient néfastes qu’à titre cumulatif.

Impacts thermiques :

La différence de température de l’eau de mer entre l’entrée dans la centrale ETM et la sortie est inférieure à 4°C. Le risque de réchauffer les eaux de mer est donc pour l’instant négligeable compte tenu du faible nombre d’installations dans le monde mais il faut faire attention aux risques cumulatifs de ces installations. Pour l’instant, les projets d’installations étant situés sur les petites et moyennes îles, ce risque cumulatif serait toujours sans conséquences mais si l’énergie thermique des mers se développe très fortement dans le monde et que l'on concentre des centrales ETM de puissance supérieure à 100 W dans une même zone, alors le risque ne pourra plus être négligé.

Impact biologique et environnemental :

Dans les centrales ETM à cycle fermé on utilise de faibles doses de chlore pour éviter tout risque de salissures au niveau de l’évaporateur. La dose étant extrêmement faible (0,02ppm/jours) les risques sont, comme pour le cas de l’impact thermique, pour l’instant négligeables, mais dans l’éventualité d’un fort développement concentré de centrales ETM, des problèmes sont envisageables (le chlore étant un élément nocif pour la vie aquatique).

Une fuite d’ammoniac est éventuellement possible. Bien que l’ammoniac ait des propriétés chimiques intéressantes (à faible dose il a des vertus nutritives sur la vie aquatique), une fuite importante pourrait être un danger pour l’environnement.

Ces risques nécessitent d’être maitrisés par l’homme.

En conclusion

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