Perspectives d'avenir et projets en cours

 

1)     Quelle est la situation actuelle de cette énergie ?


Le Japon et les Etats-Unis avaient, eux-aussi développé des projets de centrale ETM au cours des années 70-80. Les Japonais, en partenariat avec l’Inde poursuivirent leur projet, avec notamment une centrale ETM de 1MW de puissance en 2001.

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Aujourd’hui, le groupe français DCNS (Direction des Constructions Navales : c’est une entreprise intervenant dans le domaine de l’armement naval et de l’énergie. Cette entreprise propose depuis quelques années plusieurs solutions dans les énergies marines renouvelables) est en train de tester les modules d’un démonstrateur ETM à la Réunion, zone tropicale favorable à l’exploitation de la différence de températures  entre les eaux de surfaces et les eaux profondes. De même, la Martinique est engagée avec la DCNS dans l’optique d’un programme prévoyant l’installation d’une centrale ETM d’une puissance de 10 MW  vers 2015.

Actuellement, la majeure partie des investissements dans l’énergie thermique des mers provient du Japon et des Etats-Unis, avec notamment le projet  d’un démonstrateur ETM de 10 MW horizons 2015, à Hawaï.

 

2) Quelle est la participation française dans le développement de l’ETM : Le projet de la Réunion


Le choix de l’île de la Réunion pour expérimenter les centrales ETM n’a pas été fait par hasard. En effet c’est un centre de recherche et d’essais pour les énergies marines puisque les eaux entourant cette île ont vu apparaître plusieurs projets tels que le projet houlomoteur pelamis, le projet micro algues-énergie sous serre photovoltaïque et bien sûr les ETM.

Le projet des centrales ETM est dirigé par la DCNS. C’est en Avril 2009 que le conseil régional de la Réunion signe une première convention, qui porte le nom de « plan de levée de risques », avec la DCNS afin d’étudier si la zone est propice à l’exploitation d’une centrale ETM d’une puissance de 1,5 MW. 

Les résultats s’étant montrés prometteurs, c’est en Octobre 2009 qu’une seconde convention a été signée pour cette fois-ci aboutir sur un prototype à échelle 1/150. Dans un premier temps, la DCNS a construit dans ses locaux une centrale ETM de 15KW qui repose une plateforme à terre. (Pour voir la vidéo du prototype à terre cliquez ici)

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Prototype à terre

  

Cette centrale a pour but de tester la future centrale dans des conditions identiques à celles des eaux réunionnaises mais aussi à former le personnel qui sera responsable de la future centrale. Dans un second temps des recherches ont été effectués afin d’étudier la zone d’exploitation plus en détails, c’est-à-dire à relever un certain nombre de risques sur le système naval, principalement sur la conduite d’eau froide profonde et sur les conditions d’ancrage. 

 

Le jeudi 22 mars 2012 une troisième, et dernière, convention a été  signée entre la DCNS et la Réunion. Cette convention est dite tripartite c’est-à-dire qu’elle engage la DCNS et la Réunion pour 3ans. Après le développement du prototype à échelle réduite dans les locaux de la DCNS, la Réunion et la DCNS se sont mis d’accord pour placer le système sur le site de l’IUT à Saint Pierre puisque cette université est apte à accueillir ce nouveau système. En effet elle dispose de capacités scientifiques de pointe, de plus l’aménagement du prototype à la Réunion permettra un échange de savoir-faire entre les scientifiques de la DCNS et ceux  de l’IUT Saint-Pierre.  

 

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Signature de la troisième convention 

 

Ainsi en Mai 2013 débutera, si tout se passe bien, l’installation d’un démonstrateur en mer au large de la Pointe-des Galets puis pour début 2014 quelque chose d’optimiste : La mise en service d’un prototype de 1,5 MW et qui marquera la dernière étape avant l’industrialisation de ces centrales ETM et peut-être l’autonomie de la Réunion grâce a l’ETM.

Actuellement en France, nous ne pouvons pas donner des chiffres exactes sur le coût de la production et de l’installation d’une centrale ETM ni sur la production d’électricité. Néanmoins d’après des estimations, les coûts seraient de 20millions d’euros par MW installé induisant des coûts de production de 40 à 60euros par MWh. Par comparaison le prix du MWh nucléaire approche les 6euros et le MWh éolien atteint les 80euros. 

En ce qui concerne les retombées économiques, le projet de mai 2013 permettrait l’emploi de 120 personnes pendant six mois pour le montage du démonstrateur.  De plus la fabrication des pièces nécessaires aux centrales ETM se faisant hors de l’île, il y aura probablement des offres d’emplois sur le continent européen.

Cette énergie présente-t-elle des limites ?

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